Retour à Protestantisme et société

Retour à l'accueil

IV. Education et société

(2006)

A. La crise de la transmission ?

• […] Notre société, n'est plus ordonnée à la reproduction et à la transmission d'un héritage. Et l'individualisme qui la caractérise est-il autre chose finalement que « la tradition du refus de la tradition, donc une histoire, une profondeur à apprendre ? ». […] Or la mémoire est essentielle pour tout individu comme pour toute communauté. Elle relie à une origine, elle insère dans une lignée. [...] nous pensons que tout se joue dans l'instant sans laisser de temps aux changements, aux évolutions, aux maturations, aux reconstructions. C'est à la lumière de ce constat qu'il faut sans doute envisager la crise de la conjugalité et de la famille [...]. Nous pouvons ici entendre le message des jeunes […] qui réclame «juste un peu de temps» au coeur de notre présent pressé […] pour accueillir, pour écouter, pour se rencontrer, pour se raconter […] pour faire place à Dieu dans nos vies encombrées, afin qu'il élargisse l'espace de notre amour et de notre liberté.
[...] Notre société a perdu sa mémoire biblique et nous vivons dans un pays où l'Evangile est méconnu. Alors même qu'il est, j'en ai la conviction, plus pertinent que jamais. [...]
Michel Bertrand, théologien, dans son message au Synode national de Lyon en mai 2000 (il était alors président du conseil national de l'Eglise réformée de France.

Hâte - toi de transmettre ! « Au cœur de bien des débats contemporains ressurgit le thème de la transmission. La famille, l’école, l’Église, les valeurs, les identités, autant de lieux où la transmission fait question. D’une génération à l’autre, les changements sont si manifestes, que la transmission nous apparaît problématique. Nos enfants ne sont pas, ou ne sont plus seulement nos héritiers (le furent-ils jamais d’ailleurs ?). L’avenir n’est pas, ne sera pas le prolongement du présent. Il sera autre. L’ampleur et la rapidité des mutations, qui bouleversent nos sociétés, nous rendent plus sensibles à la discontinuité qu’à la permanence. Ainsi se répand le sentiment d’une véritable crise de la transmission. » (Gérard Delteil)

• A lire aussi dans le revue ESPRIT « Le monde adulte en mal de transmission ».. Entretien avec le clinicien Philippe Jeammet, spécialiste des troubles de l’adolescence.

Aumônerie Protestante de Collèges et de Lycées
La tradition chrétienne et la Bible font partie intégrante du patrimoine culturel de l’humanité et particulièrement de notre société. Nul ne peut l’ignorer ou le refuser sans s’amputer d’une part fondamentale de son identité.. Hommes, femmes, enfants, adolescents, nous avons tous besoin de trouver un solide équilibre et un vrai sens à notre vie. La tradition chrétienne et la Bible font partie intégrante du patrimoine culturel de l’humanité et particulièrement ne notre société. Nul ne peut l’ignorer ou le refuser sans s’amputer d’une part fondamentale de son identité. Hommes, femmes, enfants, adolescents, nous avons tous besoin de trouver un solide équilibre et un vrai sens à notre vie. […] Nous pensons que « l’enseignement religieux dispensé dans les établissements publics d’enseignement par les services d’une aumônerie » protestante peut être un moyen privilégié pour transmettre cette culture religieuse et biblique qui contribuera à structurer l’identité de nos jeunes et leur offrira l’occasion d’une rencontre existentielle porteuse de sens pour leur vie.


B. La crise de l’éducation ?

Peut-il être facile d'éduquer des enfants ? par Joseph Coquoz, Ecole d'études sociales et pédagogiques de Lausanne
On parle de crise de l'éducation et de désarroi des parents et des éducateurs. Aujourd'hui, valeurs et sens auraient un «statut d'indécidables», poussant ceux qui exercent ce métier impossible à adopter des stratégies paradoxales...  

• Enfant, Education et Société par le sociologue Jean Baubérot  

• A propos du projet de loi sur l’éducation la Fédération protestante de France écrit au ministre de l’éducation le 31 janvier 2005 pour lui demander de « promouvoir l’éducation à la non-violence plutôt que la sanction. Ne pas occulter l’enseignement du fait religieux » en accord avec une recommandation des Assises 2004 de la FPF
 

C. La promotion du vivre ensemble à l’école dans le respect de la laïcité

La contribution de la Fédération protestante de l’Enseignement :

• Rencontre annuelle de la FEP du 19 au 24 août 2007 à Ermenonville (Région parisienne) : A l’heure de l’Europe, quels défis pour l’école ?
- Gérard Lombard, représentant en France de la Commission européenne : « Les conceptions de l’enseignement en Europe : objectifs communs et problèmes posés ». - Jean-Daniel Roque : Directeur des programmes au Ministère de l’Education nationale : « Incidences des directives européennes dans les nouveaux programmes français.
- Projection vidéo sur les parcours de formation en Europe
- Christine Helot, maître de conférences à l’IUFM de Strasbourg : «L’approche interculturelle dans la formation des enseignants du primaire ».
- Débats avec Christine Wagner, professeur de lycée, sur ces deux échanges de poste en Espagne / Pauline Sheath, enseignante anglaise autour de l’échange de professeurs & d’élèves en Europe. 

Violence à l’école : pour une mobilisation de l’ensemble de la société, 2000 

L'école entre l'exclusion et le partage, 1995  

VERS UN NOUVEAU PACTE LAÏQUE : en avril 1989, la Ligue de l’enseignement et la Fédération protestante de France entamait un dialogue original dont la pertinence reste d’actualité.
« Quelle éducation et quelle formation permettront d'aider chacun à faire preuve à la fois de conviction et de tolérance, à pouvoir exercer liberté et responsabilité ? Dans notre pays même les plus graves menaces sont liées au chômage, au développement des emplois précaires, à la multiplication des processus de marginalité et d'exclusion sociale, aux diverses causes familiales et sociales de troubles affectifs. Le triomphe quasi-total des critères exclusivement commerciaux dans les grands moyens de communication est d'autant plus inquiétant qu'il résulte d'une politique délibérée amenant un affaiblissement de la qualité culturelle, la mise en spectacle systématique de la violence, et la réification des relations entre êtres humains, montrés comme modèles implicites de société. La prise en compte de telles menaces est solidaire d'une réflexion sur le type de société à promouvoir pour favoriser l'insertion et la liberté - responsabilité de chacun, en particulier de ceux qui subissent des handicaps sociaux ou physiques. A ce niveau, les préoccupations propres de la FPF et celles de Ligue Française de l'Enseignement et de l'Education Permanente (LPEEP) se rejoignent dans une large mesure. »

L’éducation au civisme : une morale peut en cacher une autre, par Jean Baubérot, dans le journal Réforme, octobre 1997